Le travail

Jean-François Millet, L’Angélus (1857-1859)

SYNTHESE DE COURS

Question directrice : le travail est-il une valeur ?

Introduction : le travail, une « valeur » paradoxale.

I. Le travail, une nécessité ?

I.A) Le travail comme moyen de satisfaire les besoins fondamentaux des êtres vivants : 

I.A.1)  Platon, Protagoras : le mythe de Prométhée et d’Epiméthée : le travail compense l’absence de talent naturel des hommes.

I.A.2) Karl Marx : l’architecte et l’abeille : comparaison et spécificité du travail humain par rapport au travail animal

II. Le mépris grec du travail

III. La malédiction du travail

III. A) Genèse, III : Le travail comme châtiment lié au péché originel, « c’est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain ».

IV. L’invention moderne de la notion de travail

IV.A) John Locke,

IV.B) Adam Smith, La Richesse des nations

V. Le travail aliéné

V.A.1 : une définition du terme aliénation

V.A.2 : Le travail divise-t-il les hommes ou les unifie-t-il ? Une classification du travail aliéné à partir des critères marxistes de force, de technique et de moyen de travail (tableau)

V.A.3. L’aliénation du travailleur (Marx)

« Dans la manufacture et le métier, l’ouvrier se sert de son outil ; dans la fabrique, il sert la machine. Là, le mouvement de l’instrument de travail part de lui ; ici, il ne fait que le suivre. Dans la manufacture, les ouvriers forment autant de membres d’un mécanisme vivant. Dans la fabrique, ils sont incorporés à un mécanisme mort qui existe indépendamment d’eux. […] En même temps que le travail mécanique surexcite au dernier point le système nerveux, il empêche le jeu varié des muscles et comprime toute activité libre du corps et de l’esprit. La facilité même du travail devient une torture, en ce sens que la machine ne délivre pas l’ouvrier du travail, mais dépouille le travail de son intérêt. Dans toute production capitaliste, en tant qu’elle ne crée pas seulement des choses utiles mais encore de la plus-value, les conditions de travail maîtrisent l’ouvrier au lieu de lui être soumises, mais c’est le machinisme qui le premier donne à ce renversement une réalité technique. Le moyen de travail converti en automate se dresse devant l’ouvrier, pendant le procès même du travail, sous forme de capital, de travail mort qui domine et pompe sa force vivante. 

La grande industrie mécanique achève enfin, comme nous l’avons indiqué, la séparation entre le travail manuel et les puissances intellectuelles de la production qu’elle transforme en pouvoir du capital sur le travail. L’habileté de l’ouvrier apparaît chétive devant la science prodigieuse, les énormes forces naturelles, la grandeur du travail social incorporées au système mécanique, et qui constituent la puissance du Maître. »

Karl Marx, Le Capital, livre I [1867-1873], IVe section « la production de la plus-value relative », chapitre XV « Machinisme et grande industrie », trad. J. Roy, Flammarion, coll. « Champs », 2008, p. 304

Corrigé de l’explication de texte

VI. Conclusion : en finir avec le travail ?

  • Jeremy Rifkin, La Fin du travail
  • André Gorz, Métamorphoses du travail
  • Jean Baudrillard, La Société de consommation
  • David Graeber, Bullshit jobs

TEXTES DE REFERENCE

Bertrand Russell, Eloge de l’oisiveté

COMPLEMENTS

> Films (Fictions)

> Films (Documentaires)

> Récits

  • Robert Lihnart, L’Etabli, Paris, Editions de Minuit, 1978.
  • Joseph Pontus, A la ligne, Paris, Editions de la Table ronde, 2019

VOIR

Chaplin, Les Temps modernes, 1936